Toutefois, la force de cette politique naissante est aussi sa faiblesse.

C’est pourquoi toute dégradation trop visible est perçue comme une faute politique, toute proximité trop grande comme un alignement coupable. Même si un financement direct de l’économie par la BCE ne peut évidemment pas se substituer à un traitement structurel du bilan des banques pour qu’elles retrouvent, le plus vite possible, leur capacité à financer l’économie.La Banque d’Angleterre a été, elle aussi, très agressive et pourrait baisser encore ses taux (actuellement à 2%) de façon radicale dans les prochains mois. Le gouvernement britannique, après tout, a entrepris un chemin qui va exactement dans la direction opposée – réduire les fonctions des organes centraux et rapatrier les pouvoirs dans les capitales nationales. Et de faire référence aux origines de ce bonheur devenu normatif au travers du marketing et de la société de consommation. Certains secteurs, comme la fourniture d’énergie et la fabrication industrielle, ont largement contribué à réduire les émissions de carbone, certes encouragés par une réglementation stricte. Capitaliser sur l’expérience client  : les entreprises, en proposant aux consommateurs une expérience d’achat sans faille et en développant des programmes de fidélisation, peuvent alors créer une relation gagnant-gagnant avec leurs clients. En pratique, rien ne s’oppose à ce que la BCE achète des actifs privés. L’implication dans l’activité est telle que l’individu en oublie le temps, la fatigue et tout ce qui l’entoure sauf l’activité elle-même.Le problème est que les banques centrales, les ministères des finances et les organisations multilatérales comme le Fonds Monétaire International (les piliers du cadre institutionnel de l’économie mondiale) n’ont pas réussi à saisir les caractéristiques.Elle sera supplantée après les années 1970 par celle d’épanouissement, avec une dimension plus individualisée.Viennent ensuite les erreurs par action  :  des cas dans lesquels la fixation des économistes sur un modèle particulier du monde les rend complices de l’administration, s’agissant de mesures dont l’échec était prévisible bien à l’avance. Sinon, notre passé récent ne sera qu’un prologue. Et ces risques pourraient bien avoir le dessus sur l’économie mondiale.

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